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Transport : l'Europe veut mettre le routier polonais à l'amende

CONCURRENCE. La Pologne, la Bulgarie et la Roumanie sont dans le viseur de leurs voisins européens pour leur pratiques déloyales en matière de transport routier.

Une alliance du routier ! C'est sous ce slogan que se réunissent demain à Paris les ministres des Transports de neuf pays européens : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège et la Suède. Objectif : lutter contre la concurrence déloyale, et notamment le dumping social pratiqué par certains pays européens dans le transport routier. La dérégulation dans ce secteur aurait en effet détruit plus de 21 000 emplois en France depuis 1999, selon le Comité national routier (CNR). Un mouvement qui s'est encore accéléré après la crise économique mondiale de 2008, avec une augmentation de 35 % des faillites d'entreprises.

Le nombre d'heures passées derrière le volant trafiqué

«C'est un vrai poison pour le transport routier, affirme la députée européenne Karima Delli (EELV), qui vient d'être élue présidente de la commission des Transports du Parlement européen. Il y a urgence à prendre des mesures communes au sein de l'Union européenne.»

Plusieurs pays de l'ancien bloc de l'Est, comme la Pologne, la Bulgarie ou la Roumanie, sont dans le viseur. Comment lutter, en effet, quand le salaire minimum est cette année de 431 € brut en Pologne (pour une durée légale de 40 heures par semaine), contre 1 480,27 € en France (pour 35 heures) ? «Et encore, le salaire fixe ne donne qu'une idée partielle des écarts. Car les transporteurs jouent également sur les heures supplémentaires, dénonce Jean-Marc Rivera, secrétaire général national adjoint de l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre). Dans certains pays, des dérogations au Code du travail permettent d'aller bien au-delà des 50 heures par semaine.»

Le volume annuel de conduite s'échelonne de 1 540 heures en France à 2 025 heures en Lituanie. Sans parler des nombreux moyens techniques utilisés pour trafiquer les chronotachygraphes, ces enregistreurs installés à bord des camions et qui permettent de mesurer le nombre d'heures passées derrière le volant. Le secrétaire d'Etat aux Transports français, Alain Vidalies, n'a pas hésité à brandir l'un de ces appareils trafiqués devant ses homologues européens, lors d'un Conseil européen le 1 er décembre dernier à Bruxelles. «Rien que sur le temps de travail, 10 000 infractions ont été relevées dans 24 pays, dont la France, en une année », soulignait alors Alain Vidalies. Sachant que les deux postes de dépense les plus élevés pour les transporteurs, qui déterminent de facto en grande partie leurs tarifs, sont le carburant puis les salaires, il est facile d'imaginer comment les entreprises, polonaises en tête, ont réussi à s'octroyer un quart des flux de marchandise dans toute l'Union européenne, en proposant des tarifs ultra-concurrentiels. Au nez et à la barbe de leurs concurrents et voisins européens.

«Il faut créer une agence européenne du transport routier, défend-on au cabinet d'Alain Vidalies. Afin de renforcer les moyens de contrôle et la coordination entre les différents pays.» Une idée que défend également Karima Delli. Autre piste avancée : une immobilisation plus systématique des camions en cas de défaut de présentation d'un document. Une mesure cœrcitive qu'applique déjà l'Italie.

Article Le Parisien du 31 Janvier 2017

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